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 Introduction de l’hygiène et de l’assainissement de base dans les programmes scolaires

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MessageSujet: Introduction de l’hygiène et de l’assainissement de base dans les programmes scolaires   Ven 16 Juil 2010 - 12:53

Introduction de l’hygiène et de l’assainissement de base dans les programmes scolaires : Une alternative crédible au combat contre les maladies liées à l’eau au Bénin



Article tiré du journal "Le Municipal" (Edition du 14 juillet 2010 - Auteurs : Alain Tossounon & Hubert Djogue)

Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne. En se lançant dans le processus d’intégration des questions de l’eau et de l’assainissement dans les programmes scolaires, le Partenariat National de l’Eau du Bénin (PNE-Bénin) entend opérer à la base, un changement de comportement. Une expérience pionnière dans un contexte où les enfants à l’école, sont toujours exposés aux maladies liées aux mauvaises pratiques d’hygiène et d’assainissement de base.

Il est environ 10h15mn. En ce matin du mardi 30 mars 2010, à l’école primaire publique de Davatin dans l’arrondissement d’Agblangandan (commune de Sèmè-Podji). La cloche sonne. C’est la récréation.
Les écoliers sortent des classes pour prendre leur petit déjeuner. Certains se dirigent vers les latrines pendant que d’autres prennent la direction des vendeuses de nourriture.
Pour ce grand complexe scolaire qui compte près de mille écoliers, il n’y a que quatre cabines de toilettes. Même mal entretenues, les écoliers n’ont pas autre alternative. Passage obligé et sans y passer assez de temps, ils font la queue pour faire leurs besoins.
Et, comme beaucoup d’autres écoliers, Joseph et Marius une fois sortis des latrines, achètent du riz. Sans se laver les mains, ils commencent par manger. A quelques 350 mètres de cette école, nous voici dans l’enceinte du complexe scolaire d’Agbalilamè. Ici, il y a trois groupes. Les groupes A et B ont chacun un module de quatre latrines.
Tout l’établissement dispose d’un puits et d’une fontaine de la SONEB. Mais au niveau du groupe C, le constat est tout autre. La directrice, Rose Viavondé et ses 310 élèves ne disposent ni de toilettes ni de point d’eau. «Avant, les élèves de mon groupe allaient aux toilettes dans la brousse qui est derrière l’école.
J’ai dû négocier avec le groupe B pour qu’on mette à la disposition de mes écoliers, une cabine de latrine que tout le monde utilise», confie-t-elle. Au complexe scolaire d’Agbota qui fait corps avec la gendarmerie territoriale d’Aglangandan, au-delà du manque de point d’eau, les élèves ne disposent pas de latrines également.
Le seul recours est la brousse où les écoliers cohabitent avec les herbes. Dans ces différentes écoles, l’accès aux latrines est encore un défi et les bonnes pratiques d’hygiène toujours méconnues même pour celles qui en disposent.

Une préoccupation de tout temps pour des actions encore timides

Avec des enfants qui passent plus de 75% de leur temps actif dans les écoles, les questions d’hygiène et d’assainissement de base ne devraient pas manquer d’intérêt. Parce que, nombre d’entre eux, manquent régulièrement les classes pour des raisons de santé.
Face à cette situation, selon la Direction de l’hygiène et de l’assainissement de base (DHAB), des actions avaient été entreprises dans les écoles jusqu’en 1998. Mais, non organisées, elles n’ont pas produit d’effets. A partir de 1999, grâce à la composante relative à l’assainissement du programme danois PADSEA, des actions de sensibilisation ont repris dans les écoles.
Mais, ce n’est qu’au cours de la deuxième phase du programme couvrant la période 2005 – 2009, que des actions concrètes ont été posées. La promotion des bonnes pratiques en matière d’hygiène et d’assainissement venait ainsi de prendre son envol.
Aujourd’hui, la DHAB intervient dans les quelques écoles des départements de l’Atlantique, de Zou-Collines et du Borgou-Alibori. En dehors des actions menées pour promouvoir le lavage des mains, l’hygiène corporelle et vestimentaire, des enseignants ont été formés pour faciliter aux apprenants, le processus d’apprentissage des règles d’hygiène et d’assainissement. Mieux qu’hier, les questions d’hygiène et d’assainissement connaissent de plus en plus un regain d’intérêt.

L’hygiène et l’assainissement dans les écoles, l’initiative innovante du PNE-Bénin

« Parce que les enfants sont des vecteurs de changement qualitatif de comportement », selon Aurore G. Biokou, Responsable à la formation et à la communication, le Partenariat National de l’Eau du Bénin (PNE-Bénin), s’est engagé dans un processus d’introduction des questions d’hygiène et d’assainissement dans les programmes d’enseignement au primaire.
Le processus qui remonte en 2005 avec l’édition d’un manuel scolaire intitulé « l’eau, l’hygiène, la santé » grâce au soutien de son partenaire, l’ONG belge PROTOS, destiné aux écoliers et enseignants des classes des cours moyens 1 et 2 est en marche.
Avec 24 classes de 12 écoles pilotes ciblées dans tous les départements du pays, l’expérience commencée dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Partenariat pour le Développement de l’Eau en Afrique (PAWDII) se poursuit à travers le Programme pluriannuel d’appui aux secteurs de l’Eau et de l’Assainissement (PPEA).
Ce processus d’intégration des questions dans les curricula des programmes d’études dans les écoles au cours primaire se déroule dans les classes d’expérimentation avec comme outils, les manuels scolaires accompagnés d’un jeu de fiches illustratives et de guides pédagogiques.
Mais surtout, l’initiative est renforcée par la dotation des écoles expérimentales, d’un dispositif d’équipement d’approvisionnement en eau potable composé de : deux postes d’eau potable (grands seaux à couvercle pourvus de robinet) munis de support, trois seaux d’eau munis de couvercle pour le stockage d’eau potable, trois cuvettes pour le lavage des mains et six gobelets.
Evalué après deux années d’expérimentation, le processus donne des résultats probants grâce au programme de renforcement des capacités du corps enseignant (Inspecteurs, Conseillers pédagogiques, Directeurs d’écoles et Instituteurs) pour l’appropriation du manuel.
Déjà, dans les communes, les autorités locales sensibilisées sur l’importance des questions d’hygiène et d’assainissement de base ne manquent pas de lancer un appel à la généralisation de ce processus.
«Il faut que l’enseignement de l’hygiène et de l’assainissement se fassent dans toutes les écoles privées et publiques qui doivent être dotées de l’eau potable et de latrines», souhaite le maire de la commune d’Ifangni, Raymond Fafounmi.
Mais on n’en n’est pas encore là. Et le PNE-Bénin soutenu par ces partenaires, ne compte pas s’arrêter. Avec le développement d’une série de bandes dessinées intitulée « Les Aventures de Houéfa » en 8000 exemplaires et l’organisation de jeux concours de dessins et de sketchs, les objectifs pédagogiques de ce processus sont progressivement atteints.
Et le directeur départemental de l’eau du Plateau, Bernardin Elégbédé d’indiquer que «Si l’hygiène prend à l’école, cela sera très bénéfique pour la nation car, les enfants sont de très bons relais».
En attendant la généralisation du processus d’intégration de l’hygiène et de l’assainissement de base dans les programmes scolaires avec le partenariat qui se renforce entre le PNE-Bénin et le ministère des enseignements maternel et primaire à travers l’Institut National pour la Formation et la Recherche en Education (INFRE), d’autres initiatives ne manquent pas.
C’est le cas à Avrankou avec l’organisation dans la commune, de l’action dénommée «éco école » qui récompense les écoles dans lesquelles, le cadre de vie est bien entretenu et les règles d’hygiène observées.
Mais, il faudra aller plus loin pour faire de l’observation des règles d’hygiène et d’assainissement de base, une réalité dans notre pays. C’est à ce prix que le combat contre les maladies liées à l’eau sera gagné.

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