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 Les casques de sécurité pour l'utilisation de deux-roues

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MessageSujet: Les casques de sécurité pour l'utilisation de deux-roues   Mer 15 Sep 2010 - 15:04

Les casques de sécurité pour l'utilisation de deux-roues



Dossier publié dans le journal d'informations "Fraternité" (Edition du 10 mai 2010, Auteur : Cathérine TAWES).

Les casques de sécurité sont disponibles dans tous les coins de rue à Cotonou et des organisations non gouvernementales ne cessent de faire des sensibilisations pour le port de cet équipement. Les prix de vente de ces casques sont à la portée de toutes les bourses. Malheureusement, les vieilles habitudes refusent de disparaître et les vendeurs attendront encore longtemps avant de liquider leur stock...

Malgré le marketing agressif des vendeurs ambulants qui se pointent à tous les carrefours et coins de rue, les Béninois ne font pas encore dans leur grande majorité l’usage de casques pour la sécurité sur les routes. Les conducteurs de moto semblent faire l’option de s’exposer plutôt que de suivre les conseils donnés sur le port de casque. Même les maisons de vente de la nouvelle génération de motos communément appelées « Djenana » avec casque ne sont pas convaincues de l’usage après vente. « Les acheteurs reviennent sur les lieux d’achat pour des révisions sans le casque », a confié un vendeur de casque rencontré à Sainte Rita, un quartier de Cotonou. Les partisans de cette option avancent que le porteur de casque ne voit souvent pas venir le danger et peut causer d’autres accidents. Aussi, n’hésitent-ils pas à proférer des injures à l’encontre des usagers qui en portent en pleine circulation. « C’est une question de sécurité personnelle d’abord et de sécurité pour tous sur la route » avancent les défenseurs du port de casque. Pour eux, la vie est précieuse et il faut la préserver. L’usage du casque rassure sur la sécurité qu’il procure. C’est pourquoi, il est impératif de porter son casque avant de se mettre sur la route. Mais pour l’heure, les habitudes peinent à disparaître malgré les séances de sensibilisation organisées çà et là. Et les prix des casques continuent de baisser en attendant les éventuels acheteurs.

Une question de civilisation ?

Dans d’autres pays, le port de casque constitue un geste naturel que l’on soit adulte ou jeune, femme ou homme. C’est tellement ancré dans les habitudes que peu d’organisations non gouvernementales ou institutions étatiques consacrent leur temps à la sensibilisation. Et dans ces pays, le coût du casque n’est pas aussi bas même s’il est subventionné. Au Bénin, malgré le coût relativement bas de cet important outil de sécurité et la campagne agressive des différentes structures, les usagers de la route semblent indifférents. La minorité qui en utilise est souvent regardée autrement. Peut-on parler de niveau d’éducation et de différence de culture ? Le moins qu’on puisse dire, c’est que malgré les nombreuses actions menées en vue d’amener les Béninois à adopter cet instrument, les mentalités tardent à accepter à cet appel du monde moderne. Malgré le fait que cette attitude viole le code de la route, les usagers ne sont guère inquiétés. Puisqu’ils n’ont pas passé un permis de conduire avant de monter sur leur moto.

Une situation inquiétante

Selon les informations recueillies auprès des structures chargées de la sécurité routière, moins de 3% des usagers portent le casque sur les routes est - 3%. « Malgré toutes les sensibilisations, les usagers ne sont pas encore prêts à utiliser cet outil très important pour leur sécurité », a déclaré Casimir Migan, Coordonnateur de l’ONG ALLINAGNON qui se bat des pieds et des mains pour une prise de conscience collective. Une situation qui devrait inquiéter, vu les statistiques alarmantes que publient chaque année les autorités en charge de la sécurité routière dans notre pays. « Les accidents sur la route sont légion et le port de casque permet pourtant de sauver des vies et d’alléger les souffrances des accidentés », a martelé un agent des forces de l’ordre en charge de la régularisation de la circulation dans la ville de Cotonou. Même si dans les campagnes, certains motocyclistes peuvent se donner des raisons de ne pas utiliser le casque de sécurité, ceux des grandes agglomérations par contre devraient en utiliser vu la forte concentration de la population humaine dans ces villes.

Entretien avec le commandant Dine OUMOROU...

« Le non port du casque de sécurité est une faute qui fait partie des infractions… »

Dine Oumorou commandant, du commissariat central de Cotonou. Dans cet entretien, il nous parle du Port de casque qui est une obligation pour les usagers de la route. Il a également indiqué que le non port du casque de sécurité est une faute qui fait partie des infractions…

Fraternité : Le port de casque est-il obligatoire pour les usagers de la route ?

Dine Oumorou : Le non port du casque de sécurité est une faute qui fait partie des infractions aux règles de l’équipement des utilisateurs de motos. Le code de la route en son article 432 stipule que tout conducteur de moto, tricycle ou tout passager doit être coiffé d’un casque, et ce casque doit être attaché.

Fraternité : Depuis le début de la sensibilisation sur le port du casque, pourquoi les populations sont-elles toujours réticentes ?

C’est dommage que les populations n’arrivent pas à comprendre l’utilité du port de casque. Aujourd’hui, même si on doit recruter les jeunes dans un service, on leur exige le casque. C’est pourquoi, quand nous parlons des casques, nous mettons un accent particulier sur les jeunes et les moins jeunes et même tout le monde. Aussi, les concitoyens doivent-ils comprendre que le casque fait partie intégrante de tout ce qui permet de conduire une moto.

Fraternité : A quelle structure faut-il s’adresser aujourd’hui pour acheter un casque ?

Il faut éviter d’acheter les casques d’occasion. Dans le code de la route, le casque doit répondre aux normes de sécurité en vigueur dans le pays. Dans certains pays qui se respectent, sur chaque casque, on marque une étiquette pour l’identifier. Mais ici, on n’a pas encore trouvé une solution à cela. Et je crois que les autorités en charge de la sécurité routière doivent aller dans ce sens pour nous édifier parce que le casque doit répondre aux normes du pays. Aussi, après un accident de la circulation, faut-il changer ce casque. En dehors du casque, une personne à moto doit avoir son équipement adéquat à savoir le blouson et les gants en cuir. A moto, il est important dans le meilleur des cas de porter des bottes ou des chaussures. Les populations doivent comprendre que le casque est un équipement obligatoire. Il est nécessaire et donne le confort aussi bien au conducteur qu’au passager.

Fraternité : Quelle politique mettez-vous en place pour réglementer la vente des casques, car l’on en rencontre au bord des voies et dont la qualité est parfois douteuse ?

Si je dis que nous n’encourageons pas les vendeurs ambulants de casques, je mentirais car aujourd’hui, notre politique est de faire porter le casque à tous les conducteurs de moto. Etant donné que c’est ce que nous recherchons, nous ne pouvons plus nous mettre à les chasser. Ce serait vouloir une chose et son contraire. Reconnaissons que dans notre pays aujourd’hui, il n’y a pas un endroit fixe avec des casques reconnus. Nous sommes donc obligés de fermer les yeux pour le moment.

Fraternité : Votre mot de fin ?

Il faut conseiller aux populations d’acheter des casques munis d’un écran. Le casque n’a qu’une durée d’utilisation de 5 ans. Après ce temps, il est important de penser à le changer.

Les usagers en parlent...

Christelle, étudiante à l’Université d’Abomey-Calavi

« Je m’habitue au port de casque parce que la moto a été achetée avec le casque. Je le porte pour préserver ma vie et pour amoindrir les chocs en cas d’accident de la circulation. Mais j’avoue que le port de casque est la condition pour sortir à moto, selon mes parents sans casque pas de moto ».

Léon, agent administratif

« Le port de casque est exigé dans mon boulot et je pense que c’est une bonne chose. Le casque au delà des risques d’accident protège contre la poussière, les fumées et les gaz. Le casque est vital pour les motocyclistes ».

Boris, étudiant en Anglais à l’UAC

« Je ne sais pas ce que le casque fait de particulier pour ma sécurité, je l’ai acheté mais jamais je ne le porte, c’est encombrant. J’ai gardé un mauvais souvenir en ce qui concerne le port de casque. Une amie de classe l’a porté et est morte dans un accident de la circulation avec le casque à la tête. Le casque n’est pas une obligation pour moi ».

Raymonde, commerçante à Cotonou

« Le port de casque est un problème car, non seulement il fait chaud dedans, mais aussi cela gâte la forme des coiffures. Le casque fait très mal à l’oreille après quelque temps. Donc le casque peut rendre malade ».

Et vous, qu'en pensez-vous ? Exprimez-vous !

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